Donneurs

maradon, don vivant, greffe de rein

Pourquoi faire don de ses organes?

Tous ceux qui portent en eux le cœur d’un autre, le foie d’un donneur ou un nouveau poumon savent qu’ils doivent leur vie à leur donneur. Ces dernières années, les transplantations connaissent un taux de réussite de plus en plus important grâce aux progrès médicaux et aux avancées de la recherche. Les patients qui bénéficient aujourd’hui d’un don d’organes ont une espérance de vie bien plus longue qu’il y a seulement quelques années et leur qualité de vie s’est nettement améliorée.
Un donneur peut sauver jusqu’à sept personnes. En Suisse, plus de 1300 personnes attendent un organe (état : mars 2015). Tous les ans, environ 100 patients décèdent parce qu’aucun organe compatible n’a pu leur être attribué. Autant de raisons pour vouloir sauver des vies après sa mort.

Retrouvez des témoignages de personnes qui ont vécu une transplantation et rappellent tout ce qu’un don rend possible. Toutes ces personnes se sont vu offrir une deuxième vie. Elles racontent comment elles vivaient avant leur transplantation et comment elles se sentent aujourd’hui.

Types de donneurs

Donneurs décédés

Quand l’être humain est-il mort? Cette question préoccupe non seulement les éthiciens et les médecins, mais aussi les législateurs. L’actuelle loi sur la transplantation (en vigueur depuis 2007) est entrée en procédure de consultation et révision en 2012. Il existe deux types de donneurs d’organes décédés: les donneurs en état de mort cérébrale et les donneurs décédés après un arrêt cardiaque. 

- Donneurs en état de mort cérébrale

Il s'agit de personnes décédées dont le cerveau n'est plus irrigué, impliquant un arrêt des fonctions cérébrales (causes les plus fréquentes : hémorragie cérébrale, traumatisme crânio-cérébral ou carence en oxygène du cerveau).

La mort cérébrale est la perte irréversible de toutes les fonctions cérébrales. Les fonctions vitales (respiratoires et circulatoires) sont maintenues pour le prélèvement d'organes grâce à des mesures de soins intensifs (respiration artificielle et médicaments). Conformément aux directives de l'Académie suisse des sciences médicales (ASSM), la mort cérébrale doit être constatée par deux médecins spécialistes n'appartenant pas à l'équipe de transplantation.

- Donneurs décédés après un arrêt cardiaque (en anglais : Donor after Circulatory Death, DCD)

Les Donor after Circulatory Death sont décédés suite à un arrêt cardio-circulatoire quand les tentatives de réanimation n’ont pas réussi à relancer le cœur. Le prélèvement doit alors intervenir très rapidement, car les organes ne sont plus irrigués après l’arrêt cardiaque. Hormis le cœur, tous les organes des donneurs DCD peuvent être transplantés. La constatation du décès après un arrêt cardiaque suit également une procédure décrite en détail par la loi.

Comme pour les donneurs vivants, les donneurs décédés restent anonymes, de même que les receveurs.
 

Donneurs vivants

Certains organes peuvent également être prélevés sur des donneurs vivants ; tel est le cas, en Suisse, pour les reins et une partie du foie. À l’étranger, des parties des poumons, de l’intestin grêle et plus rarement du pancréas peuvent aussi être transplantées à partir de donneurs vivants. En 2014, 124 donneurs vivants ont été répertoriés en Suisse .
S’il s’agit de donneurs vivants, on distingue les dons dirigés et les dons non dirigés (altruistes). Dans le cadre d’un don dirigé, le donneur se déclare prêt à faire don d’un rein ou d’une partie de son foie à un receveur précis. Dans la plupart des cas, il s’agit de dons au sein de la famille (parents, frères et sœurs, conjoints) mais également en faveur d’amis. Le donneur sait alors à qui revient l’organe. Dans le cadre d’un don non dirigé, le donneur décide par amour du prochain (altruisme) de faire don d’un rein à un receveur qu’il ne connaît pas. Le donneur et le receveur restent anonymes et l’organe est attribué selon les mêmes règles que s’il s’agissait d’un donneur décédé. Les dons altruistes de foie à partir de donneurs vivants ne sont pas effectués en Suisse, car le don d’une partie du foie représente un risque considérable pour le donneur.